Les réflexions existentielles d'une maman

Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 06:48

Les enfants grandissent oui, tout le temps. Parfois on en prend conscience tout à coup, une réflexion, une attitude, un geste et nous voilà les yeux embués, le sourire béat, la langue pendante à constater l'évidence : notre enfant grandit et ce n'est pas qu'une histoire de centimètres.

 

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Je viens d'avoir deux démonstrations flagrantes de cet état de fait. Oui, elle grandit ma fille du haut des 6 ans et demi. Peut être vous rappelez que nous sommes des extra-terrestres qui allons à Disneyland depuis 3 ans sans faire de manèges parce que Nina a peur. A chaque fois j'essaie de négocier un Pirates des Caraïbes, un Peter Pan ou autre mais ça ne marche pas.

Puis il y a eu cette journée merveilleuse au début des vacances de Pâques. Nous n'y étions pas allées depuis décembre dernier. Je ne sais pas ce qui a fait que ce soit différent mais elle a accepté et même demandé à faire des manèges.

Bilan de la journée : Buzz l'Eclair (je n'aime pas du tout et au final elle n'a pas voulu qu'on tourne le vaisseau), Le Manoir Hanté qui est devenu son manège préféré et Pinocchio son deuxième manège préféré. Tout ça parait dérisoire mais c'est énorme pour Nina. Oui elle grandit parce qu'elle fait des manèges à Disneyland de sa propre initiative !

 

 

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Quelques jours plus tard, elle s'en est allée 8 jours en vacances avec sa marraine. C'était la toute première fois que Nina partait aussi longtemps sans nous depuis qu'elle est née. Je ne me faisais aucun souci sachant qu'elle serait dans les meilleures mains, bien entourée avec d'autres enfants et dans un endroit qui sent bon les vacances. Elle était non seulement contente de partir mais aussi super fière je crois.

Nous l'avons laissée sur le quai de la gare sans effusions appuyées, un au revoir précipité et naturel. Puis une semaine est passée vite, très vite et j'ai pensé à elle tous les jours, plusieurs fois par jour forcément. J'avais dit à sa marraine que bien entendu je voulais des nouvelles mais sans faire la mère poule et que si Nina ne voulait pas appeler c'était tant mieux. Et bien ce fut tellement tant mieux, que cette enfant indigne n'a pas demandé une seule fois à entendre notre voix !

A croire qu'elle s'était lancée un défi "je suis une grande, je peux très bien passer une semaine ailleurs sans réclamer mes parents". Réussi le défi, bravo ma fille mais si tu me refais le coup plus tard quand tu seras vaiment une grande, je crois que je le vivrais mal !

Pour appuyer encore plus ce que je viens d'écrire, elle est revenue de cette semaine avec de nouvelles résolutions de grande "je vais goûter à tous les plats, je vais ranger plus souvent, débarrasser la table..." et j'en passe. (J'ai dit résoutions et comme on le sait les résolutions ne sont pas toujours tenues longtemps !)

 

Pas de doute, elle grandit ma fille et elle grandit bien...

Par Carole Nipette - Publié dans : Les réflexions existentielles d'une maman - Communauté : Femmes actuelles
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Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 06:59

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Une soirée de mars, je suis avec Nina, on a rendez-vous et genre 10m avant d'arriver et de sonner à la porte...

"Maman, est ce que le Père Noël il existe vraiment ?"

"Nina, on ne va pas parler de ça maintenant, on arrive là..."

"Mais steuplait, dis moi !"

Bon apparemment elle ne va pas lâcher l'affaire... Je fais comme d'habitude, je réponds par la question :

 

"Et toi tu crois qu'il existe ?" Et on fait un petit ping pong et toi, et toi, et toi tu crois quoi...

"Oui mais à l'école, E et D ils disent que ce sont les parents qui achètent les cadeaux."

 

Ah oui en effet, on a passé un cap dans le discours, c'est la première fois qu'elle en parle.

"Heu... mais toi tu penses quoi ?"

"Moi je pense qu'il existe parce que tu vois, l'école Playmobil, elle coûte cher et vous avez pas assez de sous, alors ça peut pas être vous qui me l'avez achetée, c'est le Père Noël puisque lui il fabrique les jouets, il a pas besoin de sous ! "

 

Elle a de la logique cet enfant, c'est rassurant !

 

Mais du coup j'ai botté en touche, nous étions devant la porte et je me suis empressée de sonner. Fin de la discussion et elle a oublié d'en reparler. Pourtant je sens que le mythe ne tiendra pas jusqu'à Noël prochain. C'est bien la fin d'une époque qui se profile. Mais en attendant, la petite souris a encore de beaux jours devant elle d'autant plus qu'elle est débordée par chez nous ces derniers temps !

 

 

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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 06:55

Quelle parent n'imagine pas parfois le pire pour lui ou ses enfants ? Quel parent ne se projette jamais dans le futur de la vieillesse, la maladie, l'adolescence difficile, la violence...

 

Si vous n'en faites pas partie tant mieux pour vous !

Mais attention je n'ai pas ce genre de pensées non stop, là ce serait pathologique je le concède.

 

 

Etre parent c'est vivre avec la peur. Pour la plupart des gens, elle n'empêche pas de vivre, d'être heureux de profiter mais elle est là, insidieuse, tapie dans le noir, enfouie dans les tréfonds de notre cerveau. La peur dès le début, lors de la grossesse et de l'accouchement puis la peur de l'accident, la peur de la mort subite du nourrisson, la peur de l'agression dès la mise en collectivité, la peur de l'abus, la peur du viol, la peur de l'abus de confiance, la peur de la maladie, la peur de la mort...

Mais également des peurs moins viscérales comme la peur de l'échec, la peur que notre enfant ne comprenne rien à l'école, la peur qu'il n'ait pas d'amis, toutes les peurs liées à la vie scolaire d'ailleurs. La peur dès que le numéro de la nounou, crèche, école s'affiche sur le téléphone. La peur de se retrouver au chômage et de ne plus pouvoir fournir l'essentiel à son enfant.

 

Forcément je pense à la mort, à la mienne, à celle de mon enfant, à celle de son papa... Qui peut me garantir que nous vivrons et en bonne santé jusqu'au bout ? Comment ne pas penser à ce qu'il adviendrait de mon enfant s'il nous arrivait malheur avant qu'elle soit en âge de se débrouiller toute seule ?

 

Je pleure le matin quand je me réveille et que j'apprends la mort de dizaines d'enfants sur la route, pourquoi eux, là tout à coup ? Je pleure quand je lis les horreurs qui arrivent aux enfants des pays en guerre, aux horreurs qui les laissent orphelins à 6 ans dans la rue, pourquoi eux ? Je pleure quand un enfoiré de première tue des enfants dans une école, pourquoi eux ? Je pleure quand une gamine de 11 ans est mariée de force à un vieux pervers dégoûtant, pourquoi elle ? Je pense à tous ces parents qui peut être ont eu les mêmes peurs que moi à un moment donné et qui voient leurs pires cauchemars se réaliser.

Après la compassion, impossible de ne pas se mettre en situation, impossible ne pas me dire "ouf", impossible de ne pas réaliser la chance que j'ai et ma seule envie est de serrer encore plus fort ma fille dans mes bras.

 

 

Tout celà n'empêche de vivre une vie à peu près insouciante et heureuse. C'est juste que cet état d'être je ne le connaissais pas avant d'être parent et que certaines pensées terribles arrivent et s'imiscent dans mon conscient sans que je ne les y convie. Elles ne s'installent pas sinon je les chasse au galop d'ailleurs mais je mentirais si je disais que non, je ne pense jamais au pire. Je ne vous dis pas les trucs horribles qui me passent par la tête quand je prends l'avion ! Quand on atterit je me traite de tous les noms d'avoir pensé au pire. Et pourtant je suis heureuse quand je vois ma fille étudier encore et encore scrupuleusement la carte du monde en s'imaginant de beaux voyages...

 

Cette peur je vis avec, elle fait partie de moi et le mieux à faire c'est de l'apprivoiser du mieux que je puisse... même quand elle revient au galop avec les informations...

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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 06:42

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Il y a de ces moments en famille, ces petits moments du quotidien, ceux qui nous font dire qu'on est heureux de faire partie de la même famille, qu'on est bien ensemble, ceux qui nous reviendront en mémoire au détour d'un meuble, d'une photo, d'une odeur, d'une ambiance, d'un mot, d'une fête...

 

Il y a le moment où tout le monde retourne au lit après le petit-déjeuner, dans le même lit on se retrouve à trois pour une séance de câlins, bisous et surtout guilis à volonté jusqu'à épuisement des protagonistes. C'est un moment unique entre tous, on se laisse porter par le courant de la tendresse et des rires. On se met aussi en équipe, deux contre un et chatouilles jusqu'à plus soif.

 

Il y a celui du soir avant le coucher, le moment des questions existentielles, des questions sur la famille, son passé, son avenir, son évolution. Une petite fille qui s'en pose des questions et où les deux parents ne sont pas de trop pour rassurer et réconforter. Ces moments où l'on touche à quel point un petit enfant n'est pas qu'un être insouciant qui ne pense qu'à jouer mais ô combien au fait de tout ce monde étrange et parfois cruel qui l'entoure.

 

Il y a le moment canapé. Celui où l'on regarde et commente les dernières photos sur l'ordinateur. Les compliments et les attentions qu'on s'adresse, tu es beau, non toi tu es belle... ta photo est magnifique. Mais c'est aussi le partage et la découverte d'un film, promesse de fous rires ou d'émotions retenues.

 

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Il y a les moments transmission. Pas ceux des histoires sérieuses de famille qui sont importants oui mais plutôt ceux des histoires rigolotes, des blagues et des chansons sorties du répertoire de notre enfance. Dans ces moments peuvent intervenir grands-parents, oncles et tantes, marraines et parrains... Tout à coup un souvenir, "Une puce, un pou", "Une jeune fille de 90 ans..." et le regard mi amusé mi épaté de l'enfant devant cet adulte qui chante une chanson trop drôle qu'il faut absolument apprendre. Tout le monde finit par chanter à l'unisson.

 

Il y a le moment jeu de société, à trois autour d'une table. Les cris de joie ou déception, les accords secrets pour faire gagner l'enfant une fois de temps en temps, les manigances et les stratégies, les moments de réflexion et de concentration. Et quand il faut tenter de garder son sérieux face à deux bouilles de singe et que ça se termine en fous rires généralisés...

 

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Il y les moments dans la rue, main dans la main, l'enfant au milieu qui fait le lien et qui regarde ses deux parents avec un air qui dit tout, de l'amour à la fierté. On fait sauter l'enfant, on compte jusqu'à trois et elle s'envole le sourire jusqu'aux oreilles. On court, on gambade, on fait le pas chassé, la rue s'anime et nous sommes seuls au monde un instant, le trottoir est à nous...

 

 

A tous ces petits mais immenses moments en famille, à tous ceux passés et ceux à venir...

 

Un moment à vous ?

 

 

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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 06:44

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J'ai de la chance dans mon statut de parent d'enfant unique. Mon entourage ne m'a jamais fait de réflexions stupides ou méchantes. Quand je parle de mon entourage, je parle de la famille et des amis proches. L'avis d'une personne que je connais à peine où que je ne fréquente pas ne m'empêchera jamais de dormir. Les bien-pensants, qui estiment tout savoir de la vie et de la façon dont les autres devraient gérer la leur, m'insupportent. Je ne me gêne pas pour exprimer ma façon de pensée si débat il y a.

 

Un des articles qui me tient le plus à coeur sur ce blog c'est celui sur "mon enfant unique" écrit il y a plus de 2 ans. Article qui a suscité de nombreuses réactions et qui continue encore à recevoir des commentaires ou qui incite des parents à m'envoyer un mail. Ce qui me frappe le plus ce sont les réactions stupides et méchantes auxquelles sont confrontées beaucoup de parents. J'ai relu les commentaires et trié les remarques reçues dans les mails pour faire une compilation des questions à la con et mes réponses.

Déjà, il y a plusieurs raisons qui font que des parents n'auront qu'un enfant : le choix bien entendu, la maladie, l'impossibilité physique d'en avoir un deuxième, l'âge tardif pour le premier enfant, une séparation ou un divorce... Et souvent les personnes qui critiquent le font sans savoir et parfois même quand elles savent elles ne peuvent s'empêcher de demander à l'enfant en direct "Tu ne voudrais pas toi avoir un frère ou une soeur ? "

 

Tu vas en faire un enfant gâté. Je vais en faire un enfant gâté si je veux ! Ce qui signifie que c'est à nous les parents de faire en sorte qu'elle n'ait pas un comportement d'enfant gâté et capricieux. Pour l'instant on s'en sort pas trop mal et même si certains pourraient considérer qu'elle est trop gâtée cela n'en fait pas pour autant une enfant capricieuse. Si je compare avec les copains et copines qui ne sont pas uniques, je constate que ma fille n'est pas la plus capricieuse ni la plus gâtée.

 

Tu vas en faire un asocial. Pareil, si je veux ! Bien sûr il y a des parents qui isolent leur enfant, qui vivent en cerle restreint ou fermé. Cela n'a rien à voir avec l'enfant unique mais malheureusement avec le comportement des parents. Mon enfant a été en crèche, va à l'école, elle fréquente d'autres enfants et surtout je la laisse volontiers si elle est invitée ailleurs. Si mon enfant est asocial ce sera parce que c'est son tempérament et je ne pourrais rien y faire...

 

Il sera malheureux. Ah bon ? Et depuis quand le malheur dépend du fait d'avoir des frères ou des soeurs ? Un enfant pas unique n'a droit qu'au bonheur, n'aura jamais de chagrin d'amour, ne sera jamais triste et aura plein d'amis qui seront là pour lui, c'est écrit où ça ? Ce n'est pas un peu réducteur comme façon de penser ?

 

Et s'il meurt tu feras comment ?

Depuis quand un enfant en vie remplace un enfant mort ? Depuis quand la douleur de perdre un enfant est atténuée par un autre ? C'est horrible à dire mais les frères et soeurs peuvent mourir ensemble dans un accident, le privilège de la mort n'est pas propre aux enfants uniques. Ah non mais cette remarque, ceux qui la prononcent sont juste des gens bêtes.

 

Et quand vous serez vieux, il sera seul pour s'occuper de vous... Oui c'est vrai là j'avoue que ça peut nous travailler. Donc je vais faire un deuxième enfant juste pour qu'il s'occupe de nous plus tard, ça c'est une sacrée bonne raison non ?  Mais qui garantit que tous les frères et soeurs d'une même famille s'occuperont tous de leurs vieux parents ? Pour avoir des exemples un peu partout, il n'y a souvent qu'un seul enfant qui se tape tout le boulot, les autres rappliquent pour l'héritage. A nous de faire en sorte que ça n'arrive pas, de prendre toutes les dispositions pour ne pas peser sur notre enfant si nous sommes très malades.

 

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Tu es egoïste de ne faire qu'un seul enfant. Et faire plusieurs enfants c'est pas égoïste peut être alors que la planète est déjà surpeuplée et qu'il n'y a pas assez de ressources pour tout le monde ? Ce n'est pas égoïste de faire des enfants juste pour soi ou parce qu'on ne veut pas finir seul ? Ce n'est pas égoïste de faire des enfants pour toucher des allocations ou quand on est tellement à l'ouest que s'en occuper c'est de la science fiction ? La liste est interminable, à chacun sa définition de l'égoïsme... J'en rajoute exprès mais chacun voit l'égoisme où il veut le voir...

 

Tu vas lui mettre une pression d'enfer. C'est un risque oui mais là encore c'est au parent de savoir doser. Evidemment nous aurons envie qu'elle réussisse dans la vie mais la réussite veut dire "faire un métier qu'elle aimera", comment s'en sortir aujourd'hui sinon. Si elle est bonne à l'école nous l'encouragerons et nous l'accompagnerons autant que possible. Nous aurons le temps de nous occuper d'elle, ce sera un plus. Si l'école ne lui plait pas, nous serons là aussi pour trouver une autre voix. La pression, la société la lui mettra toute seule. Nous n'avons aucune revanche à prendre sur quoi que ce soit, notre fille ne sera pas un faire valoir quelconque de par ses études. On a envie qu'elle soit heureuse et bien dans ses baskets.

 

Il va s'ennuyer tout seul dans son coin. Tout d'abord ce n'est pas mauvais pour un enfant de s'ennuyer de temps en temps. Dans nos sociétés, on court tout le temps, les enfants ont douze activités le mercredi, le week end et même après l'école, certains n'ont pas le temps de s'ennuyer ou même de se poser quelques minutes au calme. Ceci dit, si on ouvre suffisament l'imaginaire de son enfant il ne s'ennuiera pas plus que ça même s'il joue tout seul.

 

Tu es trop fusionnelle avec ta fille. Oui peut être mais en même temps je n'ai aucun problème quand elle part dormir ailleurs un ou plusieurs jours. Alors c'est quoi être fusionnel ? Aimer et chérir du mieux qu'on peut ? Si c'est ça, aucun souci, je le prends comme un compliment. Et si j'avais un deuxième enfant, serais-je différente ? Je ne le crois pas non.

 

 

C'est l'attitude des parents qui fait que l'enfant aura tel ou tel défaut pas le fait qu'il soit unique. Un parent qui gâte trop le fera avec tous ses enfants, un parent qui surprotège idem. Je crois vraiment qu'il n'y a pas de règles et que tout est dans la façon de se comporter des parents. Qu'il soit unique ou pas, l'enfant est de toute façon conditionné par le comportement de ses parents... Les enfants uniques souffrent peut être de certains maux que je ne connais pas (encore?) mais pour les autres enfants c'est pareil. Une personne sans aucune névrose, sans aucun problème de confiance ou d'estime de soi, sans aucune angoisse je ne pense pas que ça existe... Un être humain c'est complexe et ce n'est pas défini juste par une histoire d'enfant unique.

Il faut arrêter avec les préjugés débiles sur les enfants uniques, préjugés qui sentent la naphtaline et l'étroitesse d'esprit ! Tout comme les préjugés sur les familles nombreuses mais là je ne peux pas parler d'expérience...

 

 

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Par Carole Nipette - Publié dans : Les réflexions existentielles d'une maman - Communauté : Femmes actuelles
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Lundi 3 octobre 2011 1 03 /10 /Oct /2011 06:35

La peur, pas facile d'appréhender cette notion chez l'enfant. Nous sommes adultes, nous avons oublié pourquoi ou comment nous avions peur du loup, du grand-père, de la maîtresse, du noir, des monstres. C'est en commentant un article chez La Cambroussienne que je me suis dit que je pourrais en écrire une tartine sur le sujet.

 

Nina a peur des manèges qui vont vite, qui montent ou qui font des sensations et ce depuis toute petite. Oui nous faisons partie de ceux qui vont à Disneyland ou à la Mer de Sable sans faire les manèges. On y travaille sur cette peur, parfois elle tente un nouveau manège tout doux ou plus hard mais quand elle hurle en se serrant contre moi qu'y puis-je ? Rien ne sert de lui expliquer que ça peut être agréable si pour elle c'est une torture. Et puis je la comprends, je déteste aussi les manèges qui vont vite et qui tournent dans tous les sens, l'impression de mourir. Entre les deux il y a de la marge qu'elle atteindra un jour peut être ou pas.

 

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A côté de ça elle n'a pas peur des méchants dans Harry Potter, ni de ceux de Pirates des Caraïbes ni trop au cinéma en général. Bien entendu je ne parle pas des vrais films d'horreur hein ! (dont j'ai peur moi d'ailleurs) Elle aime se faire peur sur l'écran, tous les enfants aiment se faire peur, ça fait partie de leur développement. Elle a peur de décevoir la maîtresse ou peur des gros chiens mais pas peur de se faire mal si elle tombe. Hormis les manèges ou les trucs à sensations, ses peurs sont plutôt liées à la peur de décevoir ou de mal faire.

 

C'est irrationnel la peur, on ne peut pas toujours la maîtriser. On peut expliquer la notion de danger et réguler la peur mais ça ne suffit pas à surmonter toutes les peurs. Il n'y a aucun danger dans la chambre le soir, ce n'est pas pour ça que l'enfant voudra éteindre la veilleuse. Plus tard en grandissant, il aura su surmonter sa peur et cela s'appelle sûrement grandir !

Par contre je vois bien les progrès fait à la piscine, au début Nina avait peur de mettre la tête sous l'eau et elle a réussi à apprivoiser cette partie de l'apprentissage. Pas encore de sauter toute seule mais ça viendra...

 

Parfois ça peut faire mal au parent qui se rend compte que son enfant est peureux pour ci ou ça mais moi si on me mettait sur un manège de fou à grande vitesse avec des loopings dans tous les sens, je hurlerais de peur et aucune raison au monde ne me ferait pas avoir la peur de ma vie, la peur de mourir. Je sais qu'un parent doit aider l'enfant à surmonter sa peur mais pas non plus le forcer.

 

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Nous avons fait une sortie Accrobranches dont je reparlerai, je savais qu'elle aurait peur et moi aussi. Il n'a pas été facile de surmonter ma propre peur pour entrainer ma fille, ce n'est pas toujours évident de se mettre dans le rôle du parent qui rassure quand on n'est pas du tout rassuré soi-même. Je suis consciente que sans le vouloir, je transmets certaines peurs à ma fille mais comme je l'ai dit, c'est irrationnel et je ne peux contrôler mes émotions en permanence. Je n'ai tellement pas envie de lui communiquer ma peur, de la rendre peureuse alors qu'elle ne le serait pas sans moi, un vrai défi. Et à l'inverse quand je n'ai pas du tout peur, j'ai parfois du mal à comprendre sa peur et ça me fait mal parce que j'ai peur qu'elle en souffre en société plus tard.

 

C'est toujours surprenant de voir ce qui fait peur ou pas d'un enfant à l'autre. Et c'est intéressant d’ailleurs de se rendre compte à quel point on connait ou pas son enfant, comment on anticipe bien ou pas sa peur…

 

Une notion compliquée que la peur... à ne pas prendre à la légère mais à ne pas dramatiser non plus. Et quelle galère quand on ne peut montrer l'exemple à son enfant parce qu'on est mort de trouille ! Et quand les deux parents sont morts de trouille, je ne vous dis pas !

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Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 06:39

Aujourd'hui c'est le dernier jour d'école maternelle pour Nina (snif, snif, 3 ans déjà...) et j'ai déjà fait ma rentrée de maman au CP. Et là je vais avoir deux mois pour digérer, ingérer, préparer, y penser, ne pas trop y penser...

 

En grande section de maternelle on entend vite parler du CP. Les enfants vont très tôt visiter leur future école, voire comme chez nous, font des échanges culturels en cours d'année. Nina a souvent posé des questions sur le CP depuis le début de l'année. A chaque visite elle revient contente d'avoir vu ses anciens camarades de l'école maternelle.

 

Arrive une étape importante avant les vacances de Pâques. On reçoit le fameux papier qui nous explique que notre bébé (pardon je me laisse aller...) est inscrit à l'école primaire, qu'il faut se faire connaître auprès de la directrice etc... En fait, le boulet que je suis avait zappé le "etc..." qui consistait à renvoyer le papier pour formaliser définitivement l'inscription. Quel ne fut pas son étonnement en recevant un courrier en mai lui annonçant que son enfant n'était pas inscrite justement... Bref...

 

Parallèllement à ce courrier, les maitresses affichent sur les portes les affectations de chaque enfant. Et là, il faut ravaler sa tristesse parce que la meilleure amie sera dans une autre école, le fiancé aussi. La tristesse de la maman je précise, parce que Nina elle, passée la première déception relativise beaucoup. Comme d'habitude en fait, les mamans s'en font plus que les enfants...

 

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Dernière étape, le coup de massue, c'est la réunion de préparation à la rentrée dans la nouvelle école. Le coup de massue parce que c'est là qu'on réalise que tout va changer, la classe, la cantine, le goûter. Qu'il faudra laisser son enfant devant la porte, que pour parler à la maitresse il faudra prendre rendez-vous, que l'école sera en travaux, que les enfants sont deux heures sans occupation ou presque à l'heure du déj (bienheureux ceux qui rentrent déjeuner à la maison), que ça va être galère pour trouver quelqu'un à pour la sortie d'école... Et la piscine, comment elle va faire toute seule avec ses longs cheveux toujours difficiles à sécher? Oui, je me pose des questions bêtes et pratiques!

Au final, je m'en fais plus pour l'environnement scolaire que pour l'apprentissage. Peut être parce que j'ai confiance et que je lui fais confiance et que tous les enfants ou presque ont appris à lire et à écrire, pas de raison que ce ne soit pas son cas.

 

Lors de cette réunion, on nous a remis la liste de fournitures qui fait une page entière! Une page entière pour le CP, ça ne rigole plus. Bon, on demande des fournitures d'avance en fait, mais c'est impressionnant. Je vais connaître cet été ma première galère pour tout trouver en essayant d'éviter la cohue.

 

Voilà, j'ai fait ma rentrée de maman dans ma tête. Une nouvelle étape à franchir, une nouvelle organisation à trouver et accepter le fait que son enfant grandisse et devienne encore plus autonome. Et être de plus en plus fière de lui!

 

Rendez-vous dans deux mois pour que je vous dise comment j'ai vécu la rentrée de ma fille au CP et accessoirement comment, elle aura vécu la sienne!

 

 

 

 

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Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 07:00

On a beau être vigilante, on a beau faire attention, on a beau avoir des yeux dans le dos, il arrive parfois des petits ou gros accidents à nos enfants. Des pleurs, des cris, du sang et surtout une peur épouvantable qui nous poursuit parce qu'au final ça se termine bien mais que ça aurait pu être l'horreur...

Dans le registre des accidents, nous avons tous (ou presque) des raisons de nous en vouloir parce que ce coup là c'était un peu notre faute, ça aurait pu être évité...

Et dans ces cas, la culpabilité est énorme, pire que d'habitude. Mais comment ai-je pu faire du mal à mon enfant? Mais pourquoi n'ai-je pas fait plus attention? Comment ai-je pu être aussi inconsciente?

 

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Quand Nina avait 1 an et 3 mois, elle était aux prémices de la marche. Elle est montée sur un tabouret, je l'ai vue faire, ça me faisait sourire. Je l'ai laissée, je ne suis pas allée à côté d'elle, elle est tombée sur le meuble télé et s'est bien arrangée la bouche. Pour la première fois de sa vie elle a saigné, ça m'a fait tout drôle de voir son sang, comme la preuve que j'aurais du faire attention. On a fini aux urgences, rien de grave, le frein entre la gencive et les dents s'était déchiré.

 

Une autre fois, j'ai vécu un film d'horreur. On rentrait à la maison toutes les deux. Elle devait avoir 18/20 mois. Je l'avais sortie de sa poussette car on avait pris un chemin avec des escaliers. Elle se tenait à côté de moi devant l'ascenseur. Je ne sais pas comment c'est arrivé, d'habitude je fais hyper gaffe avec ces portes coulissantes. Nina a mis sa main au moment où les portes s'ouvraient, j'ai vu partir sa main avec la porte. Elle a hurlé. J'ai paniqué comme jamais. Mon seul réflexe a été de tirer sur sa main et par chance sa main toute fine est sortie. J'ai eu la peur de ma vie. Rien de cassé, juste des doigts rouges mais un sentiment de culpabilité qui m'a poursuivie des mois...

 

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Le temps a passé, j'ai oublié sans oublier. J'ai toujours une boule dans le ventre quand je repense à l'épisode de l'ascenseur. J'en tremble après coup. Et si ça main avait été broyée ou arrachée? Et si en tirant je lui avais fait encore plus de dégâts? Et si, et si... Impossible de ne pas m'en vouloir...

 

Et combien de chutes, de brûlures, de coupures, de bobos sans qu'on le fasse exprès? Un jour où on les a pas assez couverts  parce que ce rayon de soleil là... et qu'ils ont attrapé un beau rhume?

Qui n'a pas une histoire de ce type à raconter? Ça existe une mère à qui ça n'arrive jamais? Rassurez-moi!

 

C'est dur quand c'est la faute de maman, on se sent minable, nulle, mauvaise mère mais ça fait partie de notre expérience de maman. Ça montre qu'on ne peut pas tout contrôler, que nous ne sommes pas des robots. Les erreurs nous construisent aussi... et on redouble d'amour et d'attentions pour ces petits êtres qu'on aime plus que nos vies!

 

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Edit : juste parce qu'en lisant les commentaires j'ai un doute sur ce que certains peuvent comprendre de ce que j'ai voulu dire. Surtout pas qu'on peut protéger son enfant des accidents divers et variés, c'est juste impossible. Un enfant sans bobos ça n'existe pas. Mais quand le bobo est de notre faute c'est beaucoup plus dur à gérer...

 

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Lundi 10 janvier 2011 1 10 /01 /Jan /2011 07:19

Je rebondis sur l'histoire de Sandra parce que ça fait longtemps que j'avais cette idée d'article dans la tête.

 

Avant d'être maman, je ne quittais déjà pas mon téléphone en espérant toujours recevoir des coups de fils de mes amoureux ou un texto, je me suis adaptée à mon époque.

 

Puis avec l'arrivée de Nina, j'ai commencé par entrer dans mon répertoire le numéro de l'assistante maternelle puis celui de la crèche puis celui de l'école et enfin celui de la baby sitter qui va la chercher le soir. Avec le sacré espoir que ces numéros ne s'affichent jamais sur l'écran.

 

Mais pourquoi quand il y en a qui s'affiche mon sang ne fait qu'un tour? Pourquoi j'imagine toujours le pire? Que si tout ce petit monde appelle c'est forcément pour m'annoncer une catastrophe...

 

Sorry-Wrong-Number.jpg

Barbara Stanwyck dans "Sorry, wrong number" d'Anatole Litvak

 

Alors oui l'assistante maternelle a déjà appelé pour demander si je pouvais penser à amener des lingettes. Rien d'autre à signaler en 4 mois de bons et loyaux services.

La crèche a parfois appelé pour me prévenir que ma fille avait été mordue au sang (ils préviennent avant pour que je me prépare psychologiquement!), qu'elle avait 38 ou le début de la varicelle. En 2 ans et demi, je n'ai eu besoin qu'une fois ou deux d'aller la chercher dès que possible pour soigner un bobo pas bien grave.

L'école maternelle a bien appelé une fois parce qu'elle avait vomi mais la plupart du temps c'est moi qui appelle pour prévenir d'un souci de sortie d'école. Ils faisaient comment avant les écoles pour prévenir les parents en cas de vrai besoin?!

Quand à la baby sitter, elle appelle parfois parce que ma fille lui raconte n'importe quoi sur ce qu'elle a le droit de faire. Elle a déjà essayé de lui monnayer des bonbons et lui a fait la misère pour prendre son bain.

Que du bénin et pourtant même si je n'ai jamais du aller récupérer mon enfant aux urgences, ces coups de fils procurent une montée d'adrénaline incontrolable. C'est plus fort que moi, je vois le numéro, je me dis avant de décrocher "Mais pourquoi elle m'appelle, il s'est passé quoi?"

Je ne peux pas dire qu'en 5 ans, ça fasse beaucoup d'appels de ce genre mais j'ai toujours mon téléphone avec moi genre en réunion au cas où l'école appelle...

 

N'importe qui peut vous appeler pour vous annoncer une catastrophe mais ces fameux numéros qui s'affichent sont plus stressants que d'autre. Quand on a fait l'expérience une fois, n'est pas Sandra, on est encore plus tendue quand on voit le numéro entrant.

Pourtant je suis d'une nature optimiste en général... Pas de doute, le stress c'est simple comme un de fil!

 

C'est grave docteur?

 

 

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Par Carole - Publié dans : Les réflexions existentielles d'une maman - Communauté : Femmes actuelles
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Mardi 21 décembre 2010 2 21 /12 /Déc /2010 11:16

Je rebondis sur un article que je viens de lire dans le dernier numéro du magazine Doolitle, "Faut-il gâter nos enfants?".

Sujet ô combien d'actualité à Noël.

 

A la question "Penses-tu être gâté?", la plupart des enfants interrogés pour l'article répondent un "Non" spontané. J'ai donc posé la question à ma fille. Elle m'a répondu oui sans hésiter mais que c'était bien d'avoir beaucoup de jouets et que ça lui plaisait. Elle est donc consciente qu'on (les parents mais pas que) lui offre ou qu'on lui donne beaucoup de choses et qu'elle est gâtée. Je suis rassurée, en même temps je la trouve plutôt partageuse. Donc oui elle est gâtée, j'en suis parfaitement consciente moi aussi. Mais après, il y a gâté et gâté. Evidemment il ne faut pas donner le sentiment à l'enfant qu'il peut avoir tout et tout de suite. On sait qu'on doit apprendre la frustration à un enfant, ça fait partie de sa construction.

 

 

Mais une phrase du pédiatre Lyonel Rossant qui intervient dans l'article m'a fait réagir.

"Si vous comparez une mère qui ne travaille pas et une qui travaille ou une mère divorcée, vous constaterez que la première n'aura pas tendance à gâter son enfant, contrairement aux autres" explique Lyonel Rossant. Genre nous culpabilisons d'être moins présente et d'être divorcée, du coup on compenserait par des cadeaux.

 

Je trouve que c'est un peu vite résumer les choses. Mon côté pratique me fait tout de suite remarquer qu'une mère qui ne travaille pas aura moins de sous (dans la pluplart des cas, je ne parle pas de la mère qui ne travaille pas par choix et qui peut l'assumer financièrement) pour gâter ses enfants et que même si elle en a envie, elle ne le pourra pas forcément. Et moi qui travaille je n'ai pas beaucoup plus de sous mais je ne compense sûrement pas le fait de travailler par des cadeaux à ma fille.

J'ai beaucoup réfléchi sur mon cas en lisant ces propos et vraiment ça n'a rien à voir avec le fait que je travaille. En plus quand les enfants entrent à l'école à 3 ans, je ne vois pas où est la culpabilité d'aller bosser pendant ce temps.

Pas besoin d'aller faire une psychanalyse, je sais pourquoi j'ai tendance à gâter ma fille. D'une part je veux lui donner tout ce que je n'ai pas eu dans mon enfance et d'autre part elle est ma fille unique. On ne fait pas la même chose quand on a un ou plusieurs enfants. Je ne lui achète pas tout ce qu'elle veut mais j'ai tendance à lui faire assez souvent plaisir même si elle ne demande rien (ça tombe bien, un rien lui fait encore plaisir à 5 ans!). Et le papa ne fait pas mieux de son côté... On gâte notre enfant sans en faire une enfant gâtée, si, si c'est possible... Note pour moi-même, vérifier dans quelques années si cela s'avère toujours juste...

 

Et vous en pensez quoi ? Les mamans au foyer vous avez moins tendance à gâter vos enfants? Si oui, pour quelle raison? Les parents divorcés, vous avec plus tendance à gâter vos enfants? Et pour quelle raison? Et les mamans qui travaillent vous avez le sentiment de gâter vos enfants par culpabilité? Toutes vos réponses m'intéressent! J'espère donner tort à Lyonel Rossant car je trouve son analyse un peu simpliste et surtout négative pour certaines mamans... comme moi!

 

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Par Carole - Publié dans : Les réflexions existentielles d'une maman - Communauté : Femmes actuelles
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